JAPON

Je pourrais mourir au Japon. Je pourrais aussi y vivre.

Perfection et imperfection y ont la même valeur et participent de la beauté du monde. Du calme dans l'agitation et du vivant dans la sérénité, rien ne s'oppose, tout s'entrelace. 

Le souffle de l'impermanence impacte chaque seconde et la terre qui tremble donne à la vie le goût du léger et du profond. Jour après jour, le présent inscrit la fin dans chaque commencement.

Pour qui cherche un port d'attache, l'évidence est là : c'est dans la fragilité et le frémissement que s'ancre la puissance d'être. A l'intérieur de soi. Au plus près de soi. 

© 2020 CATHERINE HEUZÉ